Par Alejandro Rigatuso, Fundador y Director de Fundación Loros
À la finca La Ciénaga, un mardi d'avril, María José — l'épouse de l'un des employés — fit la rencontre d'une visiteuse inattendue : la lora B87, seule, perchée, et avec une soif qu'elle ne cherchait pas à cacher. Elle n'était ni biologiste ni garde forestière, mais quelque chose dans le comportement de l'animal lui suffit pour comprendre ce dont il avait besoin. Elle lui offrit de l'eau.
L'observation parvint à la Fundación grâce à Luis, de l'organisation Horses Cartagena, qui reçut la vidéo en direct et la partagea avec l'équipe. Ce ne sont pas toujours les experts qui font les découvertes les plus précieuses : parfois, c'est le regard attentif de quelqu'un qui vit près de la forêt, qui en connaît les silences et les signes.
La B87 apparut seule en cette occasion, sans autre compagnie que celle d'une femme au grand cœur dans une finca des Caraïbes. Cette rencontre du quotidien — eau offerte, eau reçue — fait elle aussi partie de la carte que nous dessinons peu à peu sur les mouvements de nos individus à travers le territoire.
À propos de l'auteur
Alejandro Rigatuso · Fundador y Director de Fundación Loros
Alejandro Rigatuso est arrivé à la Fundación Loros après des années comme vice-président Growth Marketing chez Toptal, et il a apporté avec lui un regard peu conventionnel : il sait qu'un animal va bien à ses yeux, « bien, bien ouverts ». Lorenzo, le premier perroquet libéré, recapturé plusieurs fois et toujours remis en liberté, l'a marqué à jamais. Au coucher du soleil, vers cinq heures et demie, on le trouve au Mirador de las Ciénagas ou rôdant autour du Cerro El Peligro, imaginant des tours d'observation et des centaines de perroquets indigènes survolant une réserve qu'une communauté entière ressentirait comme sienne.