Par Alejandro Rigatuso, Fundador y Director de Fundación Loros
Sur le chemin qui depuis la Y de Broche monte vers le cerro peligro, il y a un arbre qui ne prévient pas : il apparaît simplement, chargé. Alejandro l'a trouvé ainsi, sans cérémonie aucune, ses grappes de fruits jaune doré serrées contre les branches, certains déjà marqués des taches brunes qui trahissent la maturité pleine. C'est le mamón de mico, et cette saison d'avril lui appartient.
Les fruits pendent en grappes compactes parmi de grandes feuilles luisantes, et qui les ouvre découvre à l'intérieur une pulpe blanche et crémeuse, discrète mais sucrée. Ce n'est pas une découverte spectaculaire au premier regard, mais dans le sanctuaire ces fructifications font office de boussoles : elles indiquent ce qui mûrit dans la forêt, quels secteurs vont voir la faune s'animer dans les jours à venir, ce qui mérite d'être surveillé.
Alejandro l'a documenté avec soin, ouvrant l'un des fruits pour montrer ce qu'il recèle. L'arbre est toujours là, chargé, à cet endroit précis où le chemin se bifurque et où le cerro peligro pointe entre les frondaisons.
À propos de l'auteur
Alejandro Rigatuso · Fundador y Director de Fundación Loros
Alejandro Rigatuso est arrivé à la Fundación Loros après des années comme vice-président Growth Marketing chez Toptal, et il a apporté avec lui un regard peu conventionnel : il sait qu'un animal va bien à ses yeux, « bien, bien ouverts ». Lorenzo, le premier perroquet libéré, recapturé plusieurs fois et toujours remis en liberté, l'a marqué à jamais. Au coucher du soleil, vers cinq heures et demie, on le trouve au Mirador de las Ciénagas ou rôdant autour du Cerro El Peligro, imaginant des tours d'observation et des centaines de perroquets indigènes survolant une réserve qu'une communauté entière ressentirait comme sienne.