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Fundación Loros
Le mochuelo venu de la cour d'école

viernes, 27 de febrero de 2026

Le mochuelo venu de la cour d'école

Par Alejandro Rigatuso, Fundador y Director de Fundación Loros


Le 25 février, un enseignant fit une découverte inattendue dans la cour de son école : un poussin de mochuelo couvert d'un duvet grisâtre, plus peau que plumes, scrutant le monde avec ce sérieux exagéré que les hiboux arborent dès leur naissance. Sans hésiter, il le recueillit et le porta jusqu'à la Fundación Loros, où Carlos Andrés l'accueillit avec le calme de quelqu'un qui connaît bien la forêt. Il ne lui fallut guère de temps pour lire la situation : il sortit, attrapa deux lézards — des lobitos, comme on les appelle ici sur la côte — et le petit hibou les avala sans broncher. « Il va bien comme ça », dit Carlos. C'était bon signe. Depuis la Fundación, Alejandro coordonna avec Marcela Villadiego du EPA Cartagena le transfert vers le Centro de Atención y Valoración, où le mochuelo recevrait des soins spécialisés. Le 27 février, Angélica boucla le cycle en l'y conduisant elle-même. Sur la photo du transfert, Carlos Andrés le tient avec des gants, flanqué de deux personnes — l'une d'elles en uniforme vétérinaire bleu marine — devant une clôture grillagée. Le petit hibou pourrait appartenir à l'espèce Megascops choliba, le mochuelo tropical, bien que l'identification ne soit pas encore définitive. L'histoire avait commencé sans explication, comme tant de choses sur le terrain. Mais il y avait eu un enseignant qui avait su la recueillir.

À propos de l'auteur

Alejandro Rigatuso · Fundador y Director de Fundación Loros

Alejandro Rigatuso est arrivé à la Fundación Loros après des années comme vice-président Growth Marketing chez Toptal, et il a apporté avec lui un regard peu conventionnel : il sait qu'un animal va bien à ses yeux, « bien, bien ouverts ». Lorenzo, le premier perroquet libéré, recapturé plusieurs fois et toujours remis en liberté, l'a marqué à jamais. Au coucher du soleil, vers cinq heures et demie, on le trouve au Mirador de las Ciénagas ou rôdant autour du Cerro El Peligro, imaginant des tours d'observation et des centaines de perroquets indigènes survolant une réserve qu'une communauté entière ressentirait comme sienne.